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The secret life of words

(La vida secretas de las palabras)

Hanna, mystérieuse jeune fille souffrant de troubles auditifs, se fait engager en tant qu'infirmière sur une plateforme pétrolière pour soigner un homme gravement brûlé qui a temporairement perdu la vue.
Entre eux se crée une étrange intimité, un lien fait de secrets, tissé de vérités, de mensonges, d'humour et de souffrance, qui ne les laissera pas indemnes et changera leur vie.

Parle avec lui par Isabel Coixet.
Deux ans après Ma vie sans moi, la blonde Sarah Polley reprend du service chez l'espagnole Coixet dans ce film qui a remporté 4 Goya (césar espagnol). Quiconque a vu le film précédant de la réalisatrice est en droit d'attendre une nouvelle fois un grand moment de cinéma.

Sur cette îlot de fer et de béton la réalisatrice trace les portraits d'hommes et d'une femme solitaires, ce petit monde, au large de la côte, exilé là paralèllement à leurs vies elles-mêmes déracinées. D'Hanna nous ne savons pas grand chose, peu expansive, elle débarque sur la plateforme et se trouve confronté à un homme qui semble être tout son contraire. Parce que lui il parle, il pose des questions, fait de l'humour, il essaie à tout moment de décrocher la moindre parole à cette indiscernable garde malade. Elle écoute, et malgré son handicap, ne passe à côté de rien.

Isabel Coixet fait dans l'intimiste, un huis clos sobre sans aucun artifice et pousse ses personnages dans leur limites respectives. Quelques passages peuvent sembler communs, mais la réalisatrice maîtrise parfaitement sa direction d'acteur et Sarah Polley apparaît ici encore une fois troublante.

Cependant, après avoir forcé plus d'une heure dans la retenue, au rythme du reflue des vagues sur l'assemblage maritime, le film finit par s'échouer soudainement dans un flot dramatique épais. La subtilité qui faisait jusque là la force du film disparaît pour nous laisser devant la lourdeur de son propos : dommage.

niklas le 20.04.06 à 12:19 dans La dernière séance - Lu 1272 fois - Version imprimable
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Commentaires

Ame espagnole ?

Puede ser que la ligereza que se acaba por tanto peso sea inerente al alma española.

C'est le contraste entre la ténuité immatérielle des traînes des Sévillanes et la fureur de leur "zapateado".

C'est aussi la laideur de la fin du tragique ballet de la corrida.

Henri-Pierre - 20.04.06 à 18:37 - # - Répondre -

Re: Ame espagnole ?

tu as trouvé les mots :) 

niklas - 21.04.06 à 14:14 - # - Répondre -

Tiens, on a exactement un avis contraire sur ce film :)

antoine - 26.04.06 à 00:41 - # - Répondre -

Re:

Doit on en venir aux mains? :D

niklas - 26.04.06 à 01:11 - # - Répondre -

Re: Re:

Tu m'cherches, tu m'cherches ? ^^

antoine - 26.04.06 à 01:23 - # - Répondre -

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- 30.05.06 à 19:06 - # - Répondre -

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